Chapitre 29 – Les épreuves d’Horakio
I
Ils voyagèrent dans les plaines et les collines pendant cinq jours. La chaleur de l’été commen?ait petit à petit à dispara?tre. Ils trouvèrent un village gnome où ils purent se ravitailler et dormir. Edvard put faire ses devoirs de Disciple. Ils repartirent au petit matin. Le sixième jour, ils sentirent le sol trembler et virent arriver une tarasque. Un corps et une queue de tortue, une carapace de tortue pointue, des pattes écailleuses et griffues et une tête de félin noir aux très longues canines descendant de sa machoire supérieure. Elle était grosse comme une galère. Edvard se rappela que ces monstres étaient capables de charger de l’énergie foudroyante et de cracher des éclairs. Les collines où ils se trouvaient étaient escarpés. Edvard cria à Ricina de se cacher.
Edvard attira l’attention de la créature qui la poursuivie et tenta de mordre le templier à plusieurs reprises. Il esquiva à chaque fois de justesse et passa sous la bête. Elle tourna autour d’elle avant de comprendre. Elle s’aplatit. Sauf que le templier s’était déjà sauvé. Ricina lan?a avec sa fronde des projectiles enchantés. Ils explosaient contre sa carapace et en fit éclater un morceau. Un projectile frappa la tête de la bête, l’hébétant. Edvard s’était mis en hauteur et utilisa ses pouvoirs pour attirer son attention en levant son épée au ciel. Les nuages bougèrent et une lumière flamboyante tomba du ciel pour frapper le fer ardent de sa lame. Les écailles de la carapace et les grandes canines de la tarasque se mirent à briller et à crépiter d’éclairs. Sa bouche s’illumina en même temps que l’épée d’Edvard qu’il pointa sur la tête de la bête. La lumière de sa propre lame l’aveuglait. Il laissait Lonida? guider son miracle. La bête tira un éclair en direction d’Edvard au même moment où il envoyait un rayon de flamme. Un bruit assourdissant et une lumière aveuglante éclatèrent. Ricina sentit son c?ur sur le point de s’arrêter. La bête s’écroula, un trou carbonisé se trouvait là où était sa tête. Le projectile explosif qu’avait re?u feue la bête l’avait quelque peu étourdi. Cela lui fit manquer sa cible. L’éclair passa juste à c?té d’Edvard, la lumière l’aveugla un cours instant et le bruit du tonnerre lui per?a les tympans. Son c?ur battait à la chamade. Ricina le rejoignit. Il guérit ses oreilles et se releva. Admirant ensemble la bête qu’ils avaient terrassée.
- ? Tes projectiles explosifs touchant sa tête ont d? l’étourdir et la déconcentrer. ?a a fait rater son tir. Merci ! ?
- ? Tu peux arrêter de crier, je suis juste à c?té de toi ! Et pas de quoi, le grand. On est quitte maintenant avec la cocatrix. ?
Les oreilles d’Edvard se rétablirent dans la soirée. Ricina lui interdit d’ouvrir la bouche tant qu’il ne pouvait pas entendre correctement. Edvard lui parlait donc avec des gestes des mains.
Ils marchèrent encore deux jours avant d’arriver devant une structure rocheuse naturelle. Elle avait une crevasse en son sein et semblait haute comme la tour d’un donjon. Il y avait quelques petits bois aux alentours. Un village de nain se trouvait devant. C’était les nains les plus bronzés qu’ils aient jamais vus. Ils avaient de nombreux champs et élevèrent des moutons et des b?ufs dans des prairies. Leurs maisons ressemblaient à des maisons de villages classiques hormis qu’elles contenaient des parties en pierre, différentes pour chaque maison. Le village semblait avoir attendu le duo. Comme de par une prophétie. Ils apprirent que cette prophétie fut donnée feues leurs ancêtres par Horakio et qu’un temple se trouvait dans la structure rocheuse. Les nains refusaient cependant qu’ils y pénètrent et leur demandèrent de voir avec le gardien du temple. Sa maison était celle qui était collée à la structure rocheuse. Elle était principalement en pierre et en bois, le toit plat.
Une fois rentrés le gardien leur dit de s’asseoir sur les coussins et de lui prouver qu’ils sont dignes d’entrer dans le temple d’Horakio, le Premier Dieu. Il ressemblait à un petit vieux ridé à la très longue barbe blanche et à la moustache épaisse tout aussi blanche. Il n’avait plus un cheveu sur le crane. Sa maison sentait l’encens.
II
Le nain leur posa tout un tas de questions : des questions sur le maniement des armes, les bénédictions re?ues et la force physique pour Edvard et des questions sur la précision avec les armes de jets ou de lancer et l’agilité pour Ricina. Il finit par la question suivante :
- ? Dans le temple, seriez-vous prêt à vous entretuer ? ?
Edvard sentant une question piège qui sera lié à une possible épreuve répondit :
- ? Absolument ! ? dit-il froidement.
Le regard plus noir que la nuit la plus sombre que lui jeta Ricina en plus d’une grimace digne d’un théatre faisait trembler légèrement de peur le templier.
- ? Pourquoi est-ce que je te tu..A?e ! ? elle se prit un coup de coude d’Edvard dans la tête au moment de sa réponse.
Elle le regarda et il lui fit un signe de tête subtil vers le nain, gardien du temple du contre-artefact recherché. Elle comprit.
- ? Ouais, je pourrais parfaitement BUTER cet ENCULé une fois dans le temple ! ? répondit-elle, énervée.
Le nain leur dit :
- ? Bien, vous êtes dignes de pénétrer dans le Temple d’Horakio. Mais les grossièretés n’étaient pas nécessaires, jeune fille. Tu manques d’éducation. ?
La gnome se retint très, très fort de ne pas insulter celui qui allait leur donner l’accès au temple renfermant le contre-artefact.
Il les guida à l’intérieur de la crevasse présente dans la structure rocheuse.
Sur le chemin, Ricina mit un coup de poing derrière le genou d’Edvard, le faisant presque trébucher.
- ? Je suppose que c’est par rapport à ma réponse… directe ? ? dit-il.
- ? Exactement, ducon ! ?
- ? Je suis sincèrement désolé d’avoir blessé ton joli c?ur plein de compassion, Ricina... ?
- ? J’vais t’en montrer du joli c?ur plein de compassion ! ? bougonna-t-elle.
Ils descendirent les escaliers taillés dans la roche et éclairés par des cristaux luminescents.
Edvard se demandait ce qui les attendait comme épreuve dans le temple d’Horakio. Il était aussi profondément désolé d’avoir heurté les sentiments de son amie et compagne d’aventure.
Ricina, elle, espéra que la paie sera bonne et elle hésita à le pousser dans les escaliers. Renon?ant seulement parce qu’elle sait qu’il est trop lourd pour qu’elle le pousse, même de toutes ses forces.
- ? Gros tas… ? murmura-t-elle après cette pensée.
Edvard fit comme s’il n’avait rien entendu.
Ils finirent par arriver à une porte en métal noir. Le gardien la toucha et dit aux deux autres de le faire. La porte brilla et s’ouvrit. Ils pénétrèrent dans un couloir sombre. Le vieux gardien les regardait partir alors que la porte se referma.
III
Le couloir s’illumina avec des cristaux luminescents oranges. En marchant jusqu’au bout du couloir, ils arrivèrent dans une salle à quatre couloirs et une porte fermée en face. La salle était ronde et en pierre lisse violet foncé avec des bas-reliefs gris clair. Les quatre couloirs étaient disposés pour former une croix s’ils devaient être reliés d’un trait. Dans l’ordre des couloirs le plus à gauche du plus à droite : un symbole de c?ur, un symbole de visage apeuré, un symbole d’épée, un symbole de cercle. Il y avait une odeur agréable, presque réconfortante dans le temple. Par contre, ils n’arrivaient pas à en déterminer l’origine.
Ils prirent celui avec le symbole de c?ur, ils allaient les faire de gauche à droite.
Le couloir les mena à une petite salle où se situaient deux coussins dans des socles en demi-cercle sur le sol, en face d’une statue d’erdoss. Ils se regardèrent et s’assirent sur les coussins.
La statue d’erdoss tourna sa tête vers Edvard et dit : ? violent, mais dévoué, discipliné, ordonné, juste, poli, fidèle… réponse, pureté impeccable ?.
Ricina trépignait d’impatience. La tête de la statue se tourna vers elle et dit : ? avare, cupide, dévouée, parfois égo?ste, radine, c?ur d’or, sensible, altruiste envers les plus démunis, fidèle, honnêteté variable, malpolie, vulgaire… réponse, pureté moyenne ?.
- ? Comment ?a, moi moyenne et lui impeccable ?! espèce de SALE STATUE DE MER... ?
- ? épreuve de l’ame réussie, veuillez passer à la suivante. ?
- ? ...de !!!… ?
Ils continuèrent vers le couloir suivant en revenant dans la salle ronde, passant au couloir du visage apeuré.
Edvard dit gentiment :
The narrative has been taken without permission. Report any sightings.
- ? Je peux presque palper la tension dans ce lieu, Ricina. Si tu as quelque chose qui te pèse sur le c?ur, alors dis-le s’il te pla?t. ?
- ? J’te déteste… mais… j’t’apprécie aussi… espèce de… je-ne-sais-quoi… ?
- ? C’est quelque chose, cette amie… ? pensa-t-il, sans arrière pensée.
Ils arrivèrent à la troisième salle. Elle était remplie d’une épaisse brume noire. Ils y pénétrèrent.
IV
Edvard était dans un temple, celui de Gruvengard. Son médaillon tomba par terre et se brisa comme du verre. La reine de Gruvengard détourna le regard en le voyant avec dégo?t, de même que pour ses mentors et amis. Les Neufs l’observèrent et le renièrent, comme Divonutib et Horakio. Il était banni, sans pouvoirs, sans alliés et sans confrérie. Il se sentait vide. Il hurla :
- ? Si… Si je dois rendre ce monde plus juste, plus bon et que je n’ai ni armure et que mes poings comme arme ! Alors je me battrais à mains nues contre tous les PUTAINS de monstres de ce monde ! Je protégerais tous ceux qui le voudront ! Et ni personne accepte ? Alors je me battrais contre le mal et tout ce qui est vil en ce monde ! Que le monde m’accepte ou non ! ?
- ? Tu es bon Edvard, tu l’as toujours été. Même quand tu te battais du mauvais c?té. ?
Il ne reconnaissait pas cette voix, en se retournant dans la plaine à l’herbe morte où il se trouvait, il vit Aldric. C’était lui, en plus grand et plus massif, mais habillé d’habits modestes, avec un regard qui le faisait plus vieux, plus sage. Il le toucha au front de sa griffe et il ressentit une chaleur en son c?ur.
- ? Héro?sme. Sois toujours héro?que Edvard. ?
- ? Sh-Shygéün. Pourquoi a-as t-tu l’apparence d’Aldric ? ?
- ? Il te le dira volontiers, si vous vous recroisez. ?
L’ombre se dissipa autour de lui, il ressentait de nouveau les onze dieux en lui. C’était sa plus grande peur. Et il l’a affronté et il l’a vaincu. Il tourna la tête et vit une barrière de magie divine à sa droite. De la brume noire se trouvait de l’autre c?té.
- ? Courage Ricina… ?
Il pria silencieusement pour elle, pour son amie.
…
Ricina se trouvait jeter en dehors de Gruvengard, bannie des Aurores et de la cité. Elusco, Aldric et Edvard la jetait dans la boue, partant sans se retourner.
- ? R-Revenez ! J’vous jure j’ai rien fait, pitiez… revenez… vous êtes… ma famille… ? elle se mit à pleurer, puis à crier ? Ouais c’est ?a, dégagez, j’ai pas besoin de vous ! J’ai besoin de personne ! Y’a que moi qui compte dans ce MONDE POURRI DE MERDE ! ?
- ? Vraiment ? ? dit une voix qu’elle ne connaissait pas.
Elle se retourna et vit… Aldric ? En plus grand et massif et habillé simplement, la regardant. Il lui essuya la boue sur visage. Elle le repoussait au début, mais après, le laissait faire n’ayant plus de force.
- ? Tu ne penses pas ce que tu dis, Ricina. Te rappelles-tu ton arrivée à Gruvengard ? Tu avais à peine de quoi te nourrir et, en voyant une famille dans le besoin. Une veuve et ses enfants, dans les faubourgs. Avant les grandes réformes du Royaume sur l’égalité. Tu dépensas toutes tes économies pour leur offrir un repas pour plusieurs jours.
Te laissant mourir de faim. Tu te fis récupérer dans la rue par un paladin qui avait vu ton acte. Il t’emmena dans la cantine des Aurores et te proposa de les rejoindre. Disant que tu pourrais manger à ta faim, dormir dans un lit et devenir une héro?ne pour sauver plus de gens. Ah… Ce Tyleke, il savait être motivant, non ?
C’est après ces paroles que tu rejoins les Aurores et évita dans l’ombre de nombreuses guerres, sauvant des hommes, des femmes et des enfants. Sauvant des gens dans la misère en leur offrant un refuge à Gruvengard. Comme celui que t’avait offert Nammota à Brigantion. Tu es bonne, Ricina. Tu es héro?que. Sache que les Aurores, tous autant qu’ils sont, pensent du bien de toi. Je te le promets. Parole de Dieu de l’héro?sme. ? Il lui caressa la tête, accroupit.
- ? M-Merci. Pourquoi tu r-ressemble autant à l’autre boule de poils ? On dirait son jumeau plus agé et plus gros. ?
- ? Il te le dira volontiers, quand vous vous reverrez. ?
La brume se dissipa, elle était dans la salle. Elle vit Edvard et fon?a le serrer dans ses petits bras. Il lui caressa la tête gentiment.
- ? Ne m’abandonne jamais… compris ! ?
- ? Compris, ma tendre amie. ?
Une statue d’erdoss dit :
- ? épreuve de la Plus Grande Peur réussie, veuillez passer à la suivante. ?
Ils retournèrent dans la salle et prient le chemin du couloir au symbole d’épée. Les symboles des couloirs des deux épreuves réussites brillait d’une lueur dorée.
Ils n’osèrent pas demander quelle était la plus grande peur de l’autre. C’était trop malpoli, même pour Ricina. Elle lui demanda cependant :
- ? Tu… tu as vu Aldric, mais en plus… ?
- ? Grand et massif ?… oui, c’était Shygéün, le dieu de l’héro?sme. ?
- ? Pourquoi il lui ressemblait comme un jumeau ? ?
- ? Je sais pas, peux être que c’était pour nous rassurer. Cependant j’en doute. Entre ?a, la Créatrice et l’Anomalie qui se ferme. Il aura deux mots à nous dire, l’Aldric. ?
- ? Parfaitement d’accord. ?
Ils entrèrent dans la grande salle au bout du couloir et furent éblouis par une vive lumière.
Quand ils rouvrirent les yeux. Ils étaient seuls et face à face mais… d’autre Ricina et Edvard avaient les armes dégainées et attaquèrent.
V
- ? Dans le temple, seriez-vous prêt à vous entre-tuer ? ?
Les deux comprirent enfin. Ils devaient affronter une version agressive de l’un et de l’autre. Ils étaient séparés comme pour l’épreuve de la Plus Grande Peur. Ils dégainèrent leurs armes de mêlée.
Edvard affrontait Méchante-Ricina et hésita un court instant avant de se prendre son pic de guerre dans le genou. Elle s’apprêta à planter le deuxième avec une précision et une vitesse de rapace. Edvard hurla et créa une onde de choc. Il envoya une lance de feu mais le double maléfique esquiva d’une roulade et envoya ses quatre couteaux rapidement. Un le loupa grace à un réflexe vif de sa tête, un se planta dans son épaule gauche, pile entre deux parties renforcées en métal, et les deux autres furent bloqués par une barrière divine. Il arracha le couteau et hurla ? PAS BOUGER ! ? le double s’arrêta de bouger. Il frappa Ricina d’un coup de lance dans la tête. Elle explosa en fumée. Ses blessures furent soignées et son armure réparée. Ils étaient encore séparés d’une barrière divine. Celle-là était opaque.
- ? Courage, ma grande ! Je sais que tu peux le faire. ?
Ricina esquiva un coup de lance puis d’épée transformée du Méchant-Edvard. Il hurla ? PAS BOUGER ! ? elle s’immobilisa.
- ? Et merde. J’ai oublié qu’il peut faire ?a ! ? pensa-t-elle très, très fort.
La bénédiction d’Iphrine lui permit de se libérer quasi instantanément. Elle remercierait cette déesse plus tard.
Elle glissa entre ses jambes et planta ses pics de guerres derrière ses genoux. Elle grimpa sur le double avec ses pics, les plantant là où il n’y a pas de métal et planta les deux pics dans l’angle entre son cou et ses clavicules. à l’angle prêt. Il s’effondra et elle lui enleva son casque avec difficulté. Elle vit la lumière de sa magie de soin, il se régénérait ! Elle lui planta deux couteaux de lancer dans le cuir chevelu, atteignant sa cervelle. Le double maléfique explosa en fumée. Elle reprit son souffle et vit son compagnon la regarder, perplexe mais rassuré.
- ? Tu as réussi malgré mes miracles, bravo Ricina ! ?
- ? S-seulement grace à la bénédiction d’Iphrine. Elle a annulé ton miracle d’immobilisation. T-tu l’a lancé dès le début. ?
- ? Ouuuui… c’est aussi comme ?a que j’ai pu t’avoir. Tu étais trop agile pour que je te touche avec un miracle élémentaire ou avec mon arme. ?
Elle lui mit un petit coup de poing.
- ? Sans pouvoirs, j’te bats ! ? exclama-t-elle.
- ? Là, aucun doute ! ?
Ils rigolèrent et la statue d’erdoss du fond parla :
- ? épreuve du Duel réussie, veuillez passer à la suivante. ?
Ils sortirent un peu gênés. Même avec l’humour, cette épreuve leur fit un choc. Ils arrivèrent dans la grande salle et virent que le symbole de l’épée brillait en doré, plus qu’une épreuve. Ils prirent le couloir du symbole de cercle. Ils traversèrent le couloir et virent une salle avec un dr?le de mur au fond et un levier. Rien d’autre hormis plein de flèches diverses, des billes de frondes et des carreaux d’arbalète par terre contre les murs latéraux.
VI
Edvard s’approcha du levier et essaya de le tirer. Il arrêta, enleva ses gants, fit une prière et il se fit entourer d’une aura mélangeant une couleur bronze et rouge. Il agrippa le levier et tira de toutes ses forces. Le mur du fond se baissa à mesure qu’il tirait. Révélant des cristaux lumineux en forme de cercle. Ricina comprit. Elle sortit sa fronde et prit des billes de pierres.
- ? Tiens bon, mon grand ! Je me charge de détruire les cibles ! ?
- ? D’aaaccooooord ? répondit-il en for?ant du mieux qu’il pouvait.
Il y avait dix cibles mouvantes. à chaque cible détruite par Ricina, les cibles restantes accéléraient. Elle n’arrivait pas à atteindre la dernière tellement elle allait vite. Edvard commen?a à relacher. Le mur commen?a à se refermer. Ricina ferma alors les yeux, anticipa les mouvements de la cible et sa vitesse. Et tira dans le vide. Sauf, qu’avec la grande vitesse de la cible, elle se fit toucher par la bille pile au bon moment et explosa. Edvard relacha. épuisé physiquement. Une lumière remplit la salle. Il retrouva toutes ses forces et Ricina retrouva ses projectiles tirés.
Ils retournèrent dans la salle principale et cognèrent leurs poings ensemble.
- ? Jolie visée. ?
- ? Jolie muscles… Ah ! Force, je voulais dire force ! ? bafouilla-t-elle le visage devenant rouge. ? Interdit de rigoler ! ? exclama-t-elle.
Son ami la regarda les lèvres scellées, faisant signe de la main qu’il se tairait. Ils entrèrent dans la salle ronde et entendirent une musique émaner des cristaux lumineux. Une sorte de musique de victoire. La porte du fond s’ouvrit et ils foncèrent dedans. Ils virent un couloir puis une salle en pierre lisse blanche avec un piédestal ayant un coussin avec dessus une bague. Il la donna à Ricina :
- ? Voici le contre-artefact, je ressens une puissante magie divine à l’intérieur. ?
- ? Oh alors ! Edvard ! Tu m’offres une bague ! Quelle romantique ! Pffft... ?
Il roula les yeux, n’osant même pas répondre.
La bague s’adapta à la taille du doigt fin de Ricina et elle l’enfila. Elle était en cuivre ornée d’une gemme vert, brillant d’un éclat rouge à l’intérieur.
Ils sortirent par le couloir où ils étaient entrés et la porte s’ouvrit de nouveau. Quand elle fut ouverte, ils virent le vieux gardien remonter une marche et se retourna en sursaut.
- ? Vous nous avez attendu ? ?
- ? Qu’est-ce que, la porte venait tout juste de se fermer et vous voilà déjà sortis ! ?
- ? Ah !… Je suppose que le Premier Dieu n’aimait pas perdre du temps.?
Ils remontèrent les marches et se reposèrent dans une auberge où ils mangèrent. Il était à peine midi et ils se mirent en marche vers l’Ouest. Maintenant qu’ils ont le contre-artefact, direction le Repos des Magus !
Ricina prit quand même le temps de faire une prière à Iphrine avec Edvard pour la remercier de la bénédiction. En observant le ciel, ils virent un nuage en forme de pouce levé.

